Le sénateur Roland Courteau a indiqué, lors d’une conférence sur les pollutions en Méditerranée, que «la loi sur la transition énergétique, pour la croissance verte, envisageait interdire des sacs plastiques de caisse à usage unique dès le 1er janvier 2016», une interdiction qu’il a défendu personnellement au Sénat. Répétant les nouveaux propos de la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, il a souligné que «l’arrêt de la distribution de ces sacs plastiques, gratuits ou payant, doit s’appliquer d’ores et déjà». Et de poursuivre : «Il n’est nul besoin d’attendre la publication du décret d’application ni l’application de sanction pour respecter la loi qui vient d’être adoptée».

Créateur d’un rapport parlementaire sur les pollutions marines, le sénateur avait déjà informé l’opinion sur les impacts des déchets plastiques sur la biodiversité et surtout sur le milieu marin.

Dans ce rapport (Sénat et Assemblée nationale), Roland Courteau se questionnait sur «les risques de polymérisation des mers», en indiquant que «si le monde produisait 300 millions de tonnes de plastiques par an, la France avait, consommé, en 2014, 18 milliards de sacs plastiques à usage unique». Il indique aussi que les déchets flottants représentent 80% en plastique en mer Méditerranée, «tandis que l’on pourrait atteindre sur certains secteurs, des pointes de 900 000 microdéchets plastiques, par km² . Microdéchets plastiques qui s’attaquent à la chaîne planctonique et sont ingérés par les oiseaux, mammifères marins et autres tortues des mers. Au total, plus de 250 espèces seraient impactées…».

Au final, l’élu voulait proposer de réduire l’utilisation des plastiques en France et au niveau méditerranéen.

Publié par | Brian

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